Youth Diplomacy

Le Royaume-Uni doit-il quitter l'Union européenne ?
Yves Bertoncini Directeur de Notre Europe – Institut Jacques Delors

Publié avec le soutien de: Marie-Sixte Imbert (Ambassadrice Youth Diplomacy auprès de l'UE), Ophélie Martin (membre Youth Diplomacy, Ambassade de Bruxelles), Anne Brouard (membre Youth Diplomacy, Ambassade de Bruxelles), Claire Calmels (directrice du programme "Gouvernance européenne)

L'appartenance à l'Union : quel modèle ?
Appartenir au « Club » Européen suppose de respecter un certain nombre de règles, dans la lettre comme dans l’esprit. Passe encore que les Anglais ne souhaitent pas toujours aller de l’avant : ils ont obtenu des clauses d’exemption (Schengen, euro, etc.) et ils n’ont pas ratifié le Mécanisme européen de stabilité ou le Pacte budgétaire. Mais vouloir revenir en arrière, sous couvert de négocier un “arrangement spécifique” avec l’UE, c’est tout autre chose - surtout lorsqu’on le fait sur l’air de l’Europe bouc émissaire et en menaçant de se diriger vers la sortie. La voie vers la sortie est précisément bien balisée par les traités et elle est ouverte à un Etat membre qui le demande clairement. Une renégociation des liens entre le RU et l’UE entrainerait à l’inverse cette dernière en terre inconnue. Elle pourrait générer d’autres demandes similaires, en faveur d’une “appartenance à la carte” portant atteinte à la cohésion de l’UE. Etre ou ne pas être dans l’UE, telle est donc la seule vraie question.

Ophélie MARTIN, membre de Youth Diplomacy (Ambassade auprès de l'UE)

Pour la première fois depuis 2009, les chefs d’États et de gouvernements des vingt-sept États membres ont décidé de mettre à l’ordre du jour  la question de la sécurité européenne. Lors du Conseil européen du mois de décembre 2013, ils discuteront de l’avenir de la politique étrangère et de sécurité commune. Au lendemain d’une intervention française  « solitaire »[1] au Mali, la question trouve tout son sens et les décideurs politiques doivent réagir : la sécurité européenne commune est un luxe que nous devons nous offrir. Bien que l’Union Européenne dispose de sa propre politique étrangère et de sécurité (PESC), elle n’est pas en mesure d’agir - pour le moment - d'une seule et même voix sur la scène internationale.

Au-delà du coup de projecteur jeté sur la puissance du lobby nucléaire ou sur la stratégie parlementaire du parti écologiste nécessitant la remise en question de la candidature d’Eva Joly, l’accord PS-EELV aura peut-être le mérite faire plancher les candidats à la présidentielle de 2012 sur un sujet qui échappe d’habitude au débat politique : quelle place pour la France dans les instances multilatérales du XXIème siècle ?